Famille des microprocesseurs


Les microprocesseurs sont habituellement regroupés en familles, en fonction du jeu d'instructions qu'ils exécutent. Si ce jeu d'instructions comprend souvent une base commune à toute la famille, les microprocesseurs les plus récents d'une famille peuvent présenter de nouvelles instructions. La rétrocompatibilité au sein d'une famille n'est donc pas toujours assurée. Par exemple un programme dit compatible x86 écrit pour un processeur 80386, qui permet la protection mémoire, pourrait ne pas fonctionner sur des processeurs antérieurs, mais fonctionne sur tous les processeurs plus récents (par exemple un Core Duo d'Intel ou un Athlon d'AMD).

Il existe plusieurs familles de microprocesseurs :

  • La famille la plus connue par le grand public est la famille x86, développée principalement par les entreprises Intel (fabricant du Pentium), AMD (fabricant de l'Athlon), VIA et Transmeta. Les deux premières entreprises dominent le marché et elles fabriquent la plus grande part des microprocesseurs pour micro-ordinateurs compatibles PC. Intel fournit également les microprocesseurs pour les micro-ordinateurs Macintosh depuis 2006.
  • Les microprocesseurs PowerPC d'IBM et de Motorola équipaient jusqu'en 2006 les micro-ordinateurs Macintosh (fabriqués par Apple). Ces microprocesseurs sont aussi utilisés dans les serveurs de la série P d'IBM et dans divers systèmes embarqués. Dans le domaine des consoles de jeu, des microprocesseurs dérivés du PowerPC équipent la Wii (Broadway), la GameCube (Gekko), Xbox 360 (dérivé à trois cœurs nommé Xenon). La Playstation 3 est équipée du microprocesseur Cell, dérivé du POWER4, une architecture proche de PowerPC.
  • Le microprocesseur 6502 de la compagnie MOS Technology a servi à fabriquer le célèbre Apple II.
  • Le microprocesseur Zilog Z80 a été largement utilisé dans les années 1980 dans la conception des premiers micro-ordinateurs personnels 8 bits comme le Radio Shack TRS-80, les Sinclair ZX80, ZX81, ZX Spectrum, les Apple II grâce à une carte fille, le standard MSX, les Amstrad CPC et plus tard dans les systèmes embarqués.
  • La famille 6800 de la compagnie Motorola.
  • La famille 68000 (aussi appelée m68k) de Motorola animait les anciens Macintosh, les Megadrive, les Atari ST et les Commodore Amiga. Leurs dérivés (Dragonball, ColdFire) sont toujours utilisés dans des systèmes embarqués.

Parmi les familles moins connues du grand public :

  • La famille Sparc anime la plus grande partie des serveurs et stations de travail de Sun Microsystems, bien que de plus en plus de nouveaux produits soient réalisés à base de x86.
  • La famille PA-RISC de HP et VLSI Technology, anime les anciens serveurs et stations de travail de HP, remplacée aujourd'hui par la famille IA-64
  • La famille IA-64 de HP et Intel, apporte l'architecture 64 bits aux serveurs et stations de travail de HP
  • La famille MIPS anime les stations de travail de Silicon Graphics, des consoles de jeux comme les PSone, les Nintendo 64 et des systèmes embarqués, ainsi que des routeurs Cisco. C'est la première famille à proposer une architecture 64 bits avec le R4000 en 1991. Les processeurs du fondeur chinois Loongson, sont une nouvelle génération basées sur les technologies du MIPS, utilisés dans des supercalculateurs et des ordinateurs faible consommation.
  • Le microprocesseur APS3 spécialement conçu pour les systèmes embarqués.
  • La famille ARM est de nos jours utilisée uniquement dans les systèmes embarqués, dont de nombreux PDAs et Smartphones, elle a précédemment été utilisée par Acorn pour ses Archimedes et RiscPC.
  • La famille DEC Alpha animait les ordinateurs DEC, repris par Compaq puis par HP qui l'a définitivement arrêtée.
Source : Article Microprocesseur de Wikipédia en français (auteurs)

Oric 1 : Histoire

L'Oric 1 est conçu en 1982 par Oric, société britannique nouvellement créée avec entre autres d'anciens ingénieurs de la société Tangerine.

Commercialisé début 1983, il est basé sur un processeur 8 bits 6502 cadencé à 1 MHz, 16 Ko de mémoire et un clavier de 57 touches composées du même plastique que les touches de calculatrice. Quelques mois plus tard, il ressort avec 48 Ko de mémoire.

Malgré son clavier à pivot que certains peuvent trouver désagréable à utiliser, et quelques bugs de la ROM, son faible prix (2000 F puis 1000 F) lui assure un succès en France et au Royaume-Uni. Des annonces de périphériques comme une imprimante ou un lecteur de disquette le rendent encore plus populaire. Il est élu ordinateur de l'année en France en 1983 et l'Atmos le sera en 1984.

Sa production se termine à l'été 1984 puisqu'il est alors remplacé par l'Oric Atmos.

Les ventes d'Oric-1 en France ont atteint 50 000 unités en 1983 (sur une production totale de 160 000 unités), et celles d'Atmos 27 000 entre février et juin 1984.

En avril-mai 1984, les prix outre-Manche sont l'Atmos à 170 £, l'imprimante à 150 £ et le Microdisc à 260 £.

Il est primordial de signaler qu'il s'agit du premier ordinateur grand public à pénétrer massivement chez monsieur tout le monde, avec un prix modique et une connexion au téléviseur, c'est une popularisation qui créa de très nombreuses vocations pour l'informatique et demeure encore aujourd'hui la pierre fondatrice de l'ordinateur à la maison, la passion est encore vivace comme en témoignent de nombreux sites : CEO, Defence Force, OGC, ...

Spécifications techniques :

  • Processeur principal : MOS Technology 6502A cadencé à 1 MHz
  • Mémoire vive (RAM) : d'abord en 16 Ko, puis 64 Kio dont 16 Ko en overlay avec la ROM.
  • Mémoire morte (BIOS) : 16 Ko comportant le BASIC
  • Résolution : 240x200 pixels en 8 couleurs
  • Son General Instrument AY-3-8912 : 3 voies sur 7 octaves et un générateur de bruit blanc, sur haut-parleur intégré.
  • connecteur DIN 7 broches pour lecteur de cassette externe
  • connecteur Centronics parallèle pour imprimante thermique ou non
  • connecteur 34 broches de port d'extension pour lecteur de disquettes 3" (Microdisc puis Jasmin), ou modem V23
  • connecteur RGB 5 broches pour câble Péritel (en PAL) fourni

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA 3.0. Source : Article Oric 1 de Wikipédia en français (auteurs)

Apple Lisa : Histoire


Le Lisa est un ordinateur personnel lancé par Apple en 1983 et qui va révolutionner le marché. En effet, c'est un des premiers ordinateurs personnels à posséder une souris et une interface graphique. Celle-ci était inspirée de celle des stations de travail Xerox. L'idée du Lisa était d'augmenter la productivité en rendant les ordinateurs plus faciles à utiliser. Le projet Lisa démarra en 1978. Steve Jobs, co-fondateur d'Apple, participa à son développement jusqu'en 1982, date à laquelle il rejoignit le projet Macintosh.

Son nom, « Lisa », vient du nom de la fille de Steve Jobs. Son personnage apparaît dans le téléfilm Les Pirates de la Silicon Valley, qui relate les débuts de la micro-informatique aux États-Unis.

Le Lisa fut lancé le 19 janvier 1983 pour un prix de 9 995 dollars (70 000 francs en France, soit environ 30 000 euros d’aujourd’hui). Il utilisait un processeur Motorola 68000 à 5 MHz, avait 1 Mo de RAM, un disque dur externe de 5 Mo et deux lecteurs de disquettes 5,25" de 871 ko. Son système d'exploitation était Lisa OS, qui utilisait le multitâche coopératif, fonction inconnue des ordinateurs personnels de l'époque, qui a été utilisé depuis le système 0.0 (1984), jusqu'au système 9.0 (1999). Cette fonction était en partie responsable de la lenteur de la machine.

Lors du lancement du Macintosh, le Lisa était présenté comme la machine de développement pour les logiciels Macintosh. Ceci en particulier grâce à sa capacité en RAM de 1 Mo que n'avait pas le Macintosh. Le Macintosh étant présenté uniquement comme une machine d’exécution à ses débuts.

Malgré son caractère révolutionnaire pour l'époque, le Lisa fut un énorme échec commercial pour Apple, en raison essentiellement de son prix très élevé : annoncé un an plus tard avec des fonctionnalités plus faibles (pas de multitâche), mais pour un quart de son prix, le premier Macintosh allait se révéler un grand succès.

Les Lisa fonctionnant encore sont devenus aujourd'hui des objets de collection, dont la valeur peut monter à plusieurs milliers d'euros.

En même temps que la sortie du Macintosh, en janvier 1984, le Lisa fut remplacé par le Lisa 2. Celui-ci possédait un lecteur de disquette 3,5" de 400 ko au lieu des deux lecteurs 5,25" de 871 ko. Des versions avec disques durs de 5 Mo et 10 Mo furent commercialisées sous les noms de Lisa 2/5 et Lisa 2/10.

En janvier 1985, le Lisa 2/10 fut doté d'un émulateur Macintosh et renommé en Macintosh XL.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA 3.0. Source : Article Apple Lisa de Wikipédia en français (auteurs)